Connect with us

Que recherchez-vous ?

Économie

Pêche – Lettre de politique sectorielle 2016-2023 : Les pêcheurs artisanaux pointent les manquements

Pêche – Lettre de politique sectorielle 2016-2023 : Les pêcheurs artisanaux pointent les manquements - investactu.com

La Lettre de politique sectorielle de développement de la pêche et de l’aquaculture (Lpsdpa) sur la séquence pêche 2016-2023 n’a pas produit les attentes escomptées, notamment sur la question des capacités de pêche qui demeure un des axes fondamentaux de ladite lettre. C’est la remarque faite par le Cadre de concertation des acteurs de la pêche artisanale du Sénégal (Ccapas) lors de sa dernière rencontre d’évaluation.

«La capacité de pêche n’est pas maitrisée aussi bien dans la pêche artisanale qu’industrielle, alors que le premier axe de la Lettre de politique de développement de la pêche et de l’aquaculture 2016/2023 est l’ajustement des capacités de pêche par rapport au potentiel», a indiqué le Ccapas dans un communiqué signé par le coordonnateur, Pierre Mboup. «Le Rapport de l’évaluation à mi-parcours de cette Lpsdpa confirme un aveu d’insuffisance notoire de mise en œuvre et d’atteinte des résultats attendus. Même les réformes institutionnelles, conditions préalables d’une bonne mise en œuvre et de suivi-évaluation de cette Lettre, n’ont pas été mises en place», a poursuivi le document parcouru par Le Quotidien.
Les membres du Ccapas ont aussi déploré toujours sur ce registre, la présence de pirogues non immatriculées dans les eaux sénégalaises. «De nombreuses embarcations de pêche artisanale non encore immatriculées sont en activité dans nos eaux, malgré un arrêté du ministère de la Pêche et de l’économie maritime relatif au gel de l’immatriculation des pirogues», ont-ils déploré. Autant de faits qui, entre autres, ont poussé ces acteurs à vigoureusement dénoncer la manière dont leur secteur d’activité est géré.

«Nous déplorons avec amertume et désarroi la crise pernicieuse dans laquelle la pêche artisanale est en train de sombrer (…) Nous vivons les pires moments de notre existence», ont-ils dit, assurant qu’ils vivent cette situation depuis avril 2020. «La paix sociale au sein du secteur des pêches est minée par une altération du dialogue et de la concertation entre le ministre des Pêches et une large frange des organisations professionnelles de la pêche artisanale», note le document, qui poursuit : «Nous nous sentons victimes d’exclusion et de marginalisation de la part du Mpem pour avoir défendu nos métiers, en disant Non à toutes nouvelles licences de pêche qui ciblent des ressources halieutiques surexploitées, en dénonçant les effets néfastes des usines de farine de poisson sur les ressources halieutiques.»

Ce à quoi ils s’attendent désormais, c’est de discuter directement avec le chef de l’Etat pour une résolution du problème qui gangrène leur secteur. Ils ont aussi déploré la non-tenue du conseil présidentiel sur la pêche que le Président avait promis de tenir.

Source: Lequotidien

 

Rédiger un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Événements à venir

À lire aussi

Économie

 Avec un taux d’inflation à 11% en juillet, le Sénégal est l’un des pays les plus touchés par la cherté de la vie, au...