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Le Sénégal dépend à plus de 95% des médicaments de l’extérieur

Le Sénégal dépend à plus de 95% des médicaments de l'extérieur - investactu.com

«Le Sénégal ne peut pas continuer de dépendre de l’importation de médicaments à plus de 95%. C’est une menace par rapport à notre santé publique».

Le Sénégal n’a pas encore posé les bases de sa souveraineté pharmaceutique. Lors du Salon international du médicament «Senpharma» qui a ouvert ses portes hier, le président de l’Ordre des pharmaciens, Dr Amath Niang, a indiqué que le fait de dépendre à plus de 95% de l’importation de médicaments est une menace par rapport à la santé publique.

«Le Sénégal ne peut pas continuer de dépendre de l’importation de médicaments à plus de 95%. C’est une menace par rapport à notre santé publique». Cette alerte est du président de l’Ordre des pharmaciens, Dr Amath Niang qui prenait part au Salon international du médicament (Senpharma) initié depuis 2011. La 11ème édition de ce rendez-vous a été reportée pendant deux ans à cause de la crise sanitaire. La pandémie à coronavirus a poussé aussi les organisateurs à articuler la rencontre autour du thème : «La vaccination anti-Covid-19 : mythes, réalités, perspectives». Cette plateforme a permis aux professionnels du médicament de réitérer leur engagement, et aux populations de savoir le niveau de développement du secteur.

Chargé de communication de la plateforme Senpharma, Dr Assane Kâ indique le «Salon du médicament constitue un dénominateur qui peut rassembler tous les acteurs gravitant autour du médicament, notamment le patient consommateur du médicament, le pharmacien, le prescripteur qu’est l’infirmier, le chirurgien-dentiste, les sages-femmes, mais également les industriels et tout autre acteur qui a un trait d’union avec le médicament, que ce soit de façon directe ou indirecte ; il s’agit des financiers, banques, assurances. C’est pour que les acteurs puissent se regrouper autour d’un idéal qu’est le médicament qui est pour eux un projet qui contribue à faire régner le bien-être social et économique pour une santé durable. Ce, d’autant qu’on ne peut pas développer un pays sans la santé. Ce qui fait que le premier partenaire de la santé, c’est l’Etat. Mais toutes les populations concernées devraient être intéressées par ce salon».

Pour le chargé de la communication de Senpharma, la pandémie de Covid-19 a démontré l’urgence d’avoir une industrie pharmaceutique afin de tendre vers la souveraineté dans ce secteur. Quid de la production locale des médicaments ? « Il y a des projets d’industrie qui sont quelquefois accompagnés par l’Etat mais également sur initiative de professionnels sénégalais qui participent de façon effective au projet de développement industriel du médicament en Afrique et dans le monde», signale Monsieur Kâ.

SECURITE DU MEDICAMENT

S’agissant de la sécurité du médicament, les acteurs estiment qu’il faut maitriser tout le circuit du produit, de la matière première à la consommation finale. Considérant le phénomène des médicaments de la rue comme un fléau qui expose la vie des citoyens, le président de l’Ordre des pharmaciens assène ses quatre vérités. «Le médicament n’a pas pour place la rue. Le législateur l’a compris pour l’avoir confié au pharmacien qui est un professionnel. Au-delà des actions que mènent les professionnels, cette question s’adresse beaucoup plus à l’autorité politique en charge de la réglementation, de la régulation. En effet, c’est à elle de faire respecter les principes de gestion du médicament. Nous Ordre, notre devoir, c’est d’intervenir auprès du pharmacien qui est notre sujet.

Quand il s’agit de l’environnement global, cela relève de la responsabilité de l’Etat», tranche Dr Niang avant d’ajouter: «C’est pratiquement en Afrique seulement qu’on constate ce phénomène de médicaments dans la rue. Mais dans les pays qui ont une certaine souveraineté pharmaceutique, on ne rencontre pas ce fléau. Or, le médicament n’est pas un produit banal, il doit répondre à des besoins de santé publique. Même les populations doivent se faire des exigences pour que le médicament soit assaini, géré et qu’il puisse retrouver sa place. Car le médicament, sa place, ce n’est pas la rue».

Source: SenePlus

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