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UN PROJET DE PRODUCTIVITÉ AGRICOLE VEUT RÉALISER UN CATALOGUE DE VARIÉTÉS AGRICOLES POUR LA SOUS-RÉGION

UN PROJET DE PRODUCTIVITÉ AGRICOLE VEUT RÉALISER UN CATALOGUE DE VARIÉTÉS AGRICOLES POUR LA SOUS-RÉGION - investactu.com

Un projet d’amélioration de la productivité agricole au Mali travaille à la réalisation d’un catalogue régional pour fournir des variétés culturales aux différents pays de la sous-région ouest-africaine, a-t-on appris de son coordonnateur, Aboubacar Touré. »Il s’agit d’un échange entre les pays membres de la communauté sous-régionale, c’est pourquoi nous essayons de voir comment mettre en place des essais régionaux, en donnant du matériel génétique pour que les autres pays essaient de le tester », a expliqué le coordonnateur du projet APSAN-Mali (Améliorer la productivité des cultures et la résilience au climat pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle).

Selon Aboubacar Touré, APSAN-Mali contribue à ce catalogue régional, « en fournissant des variétés qui seront disponibles pour la sous-région », en vue de rendre « plus efficaces » les systèmes de production en développant des variétés adaptées.

Ce projet porte sur l’amélioration de la productivité de cultures telles que le sorgho, le mil, l’arachide et le niébé, à travers la modernisation des programmes d’amélioration des cultures et le renforcement des systèmes semenciers, le transfert de technologie et l’accès aux marchés.

Aboubacar Touré participait à un atelier régional d’échange portant sur l’adoption et la diffusion des innovations produites afin de développer des systèmes agroalimentaires durables et résilients au changement climatique. Une rencontre de trois jours qui a pris fin jeudi à Mbour.

Aboubacar Touré a signalé que le projet APSAN-Mali, financé par l’Union européenne (UE), travaille sur quatre cultures (niébé, arachide, mil et sorgho) dans quatre régions du Mali, que sont Kayes, Ségou, Sikasso et Koulikoro.

« Dans le cadre de ce projet, nous renforçons les capacités humaines des programmes de sélection, en essayant de former les jeunes chercheurs, les rendre plus dynamiques et plus professionnels », a-t-il indiqué.

Il note qu’un des « problèmes majeurs » dans les systèmes agricoles des pays de la sous-région ouest-africaine, tient à la commercialisation des différentes spéculations, des semences et autres graines.

Aboubacar Touré a pointé en particulier « la faiblesse des producteurs en termes de capacité à produire des quantités suffisantes. Et même si, parfois, la quantité est là, il se pose un problème de marché. Ce qui constitue un goulot d’étranglement ».

Cela s’explique, d’après lui, par le fait que les producteurs, pour l’essentiel, font la planification des semences à l’avance, alors que la production de semences doit se faire l’année précédant la campagne agricole.

« Il nous faut aussi des industries qui attirent la production. Malheureusement, dans nos pays, l’industrie agroalimentaire est très faible. Il n’y a pas assez de transformation de nos produits. Sans compter la compétitivité entre nos produits locaux et ceux qui sont importés et qui se vendent moins cher que nous. Ce qui constitue une autre contrainte de l’industrialisation », a déploré M. Touré.

Source: APS

 

 

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