Estimé à 7433,9 milliards FCFA (13,2 milliards $), le budget 2026 du Sénégal comprend notamment les dépenses liées à la dette publique ainsi que les dépenses de personnel et les acquisitions de biens et services.
Dans son projet de Loi de finances pour l’année 2026, le Sénégal prévoit un budget de 7433,9 milliards FCFA (environ 13,2 milliards $), soit une hausse de 12,4 % par rapport à 2025. C’est ce qu’indique le rapport du ministère du Budget publié le jeudi 16 octobre 2025.
Dans les détails, les principales dépenses sont notamment : le service de la dette publique, estimé à 1190,6 milliards FCFA ; les dépenses de personnel à 1532,8 milliards FCFA ; et celles du fonctionnement à 1650 milliards FCFA.
Quant aux recettes, elles sont projetées à 6188,8 milliards FCFA, enregistrant une hausse de 23,4 % par rapport à 2025. Elles comprennent notamment les recettes fiscales évaluées à 5 384,8 milliards FCFA et les recettes non fiscales à 355,9 milliards FCFA, dont les recettes non fiscales issues du Programme de Résilience Économique et Sociale (PRES) pour 59 milliards FCFA.
Par ailleurs, les besoins de financement pour l’année 2026 sont établis à 6075,2 milliards de FCFA, comprenant l’amortissement de la dette et le financement du déficit budgétaire global.
Le projet de loi de finances s’inscrit dans « les grandes orientations stratégiques définies par le gouvernement à travers l’Agenda national de Transformation (Vision 2050, Ndlr). À cet effet, il est en droite ligne avec la Stratégie d’Urgence de la Phase de Redressement économique », indique le document.
Le Sénégal fait face à des défis budgétaires, liés à l’endettement public, estimés à 119 % du PIB, aggravé par une dette bancaire contractée hors circuit budgétaire et un déficit budgétaire d’environ 12 % du PIB en 2024. Toutefois, l’économie du pays demeure l’une des plus fortes dans la zone UEMOA, estimée à 12,1 % en glissement annuel au premier trimestre 2025, selon le Fonds monétaire international (FMI), portée par l’essor du secteur des hydrocarbures.
Pour 2026, les autorités prévoient un taux de croissance à 5%, un taux supérieur à celui de 3 % prévu par le FMI.
Source: Agence EcoFin